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Sécurité : notre sélection des meilleurs gestionnaires de mots de passe

Les gestionnaires de mots de passe permettent de conserver, à un seul et même endroit, la totalité de nos mots de passe utilisés sur Internet. Il est donc important de choisir le bon. Voici notre sélection des meilleures applications gratuites ou payantes.

password

Quand on parle de sécurité sur Internet, le sujet le plus récurrent est sans doute celui des mots de passe. Pour se garantir la meilleure sécurité possible, il faut à la fois choisir des mots de passe différents de service en service, mais aussi des mots de passe complexes. Suivre ces deux recommandations peut devenir complexe, c’est là qu’intervient le gestionnaire de mots de passe.

Ce dernier enregistre dans un coffre-fort sécurisé tous vos identifiants et mots de passe, il n’y a donc plus qu’un seul mot de passe à retenir : celui du coffre-fort (il faut donc créer un bon mot de passe). Ce type de solution est de plus en plus populaire, pour sa facilité d’utilisation au quotidien. En effet, les gestionnaires permettent le plus souvent de compléter automatiquement les champs de connexion, ce qui apporte un gain de temps et de confort non négligeable. Sécurité oblige, il faut prendre soin de sélectionner le bon gestionnaire de mots de passe.

Les applications gratuites

Bon gestionnaire de mot de passe ne rime pas forcément avec application payante, loin de là. Nous avons sélectionné quelques services qui ont fait leurs preuves et qui sont proposés gratuitement.

À ce titre, on peut mentionner le projet open source KeePass, la seule solution officiellement labellisée par l’ANSSI, et l’application KeePass2Android basée sur le projet. Ce premier service a la particularité d’utiliser un coffre-fort hors-ligne que vous pouvez éventuellement synchroniser avec un stockage dans le cloud (Google Drive, Dropbox, OneDrive, etc.).

C’est le coup de coeur de FrAndroid : BitWarden, plus moderne et maintenu par un seul développeur, mais également gratuit, libre et open source. Le service propose une application sur la plupart des plateformes et se synchronise facilement dans le cloud. Le service propose un chiffrement des données de bout en bout, ce qui signifie que Bitwarden ne pourra pas connaître le contenu des données stockées. Mieux, il est même possible de créer une instance du service sur son propre serveur, pour pouvoir garantir soi-même la sécurité des données. N’hésitez pas à consulter notre article dédié à ce gestionnaire.

LastPass est l’un des historiques du secteur. Ce gestionnaire de mots de passe privé est très simple à utiliser et propose des mises à jour très régulièrement. Le service se rémunère avec un abonnement premium surtout destiné aux professionnelles et entreprises, il permet de partager facilement le contenu du coffre-fort et y stocker des fichiers.



Keepass2Android



Philipp Crocoll (Croco Apps)

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LastPass



LogMeIn, Inc.

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Les applications payantes

Certains gestionnaires de mots de passe sont disponibles exclusivement avec des abonnements payants. C’est le cas de 1Password et Dashlane qui sont souvent recommandés pour leur facilité d’utilisation et la clarté de leur interface. L’abonnement se paye à l’année, entre 35 et 40 euros, et les applications mobiles sont incluses. La différence avec les services gratuits se fait aussi sur les services fournis. Dashlane intègre par exemple un service de VPN avec son abonnement.



1Password



AgileBits

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Source: Frandroid

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Notre sélection des meilleurs launchers d’applications alternatifs sur Android en 2018

Le launcher (ou lanceur d’applications), c’est le pivot d’Android, l’écran où l’on passe finalement le plus de temps. Ce launcher justement, varie très souvent d’un constructeur de smartphone à un autre et peut considérablement réduire les fonctionnalités pourtant présentes dans la version de base d’Android. Bref, parfois, il vaut mieux aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Voici donc les meilleurs launchers alternatifs sur Android.

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Liste mise à jour le 3 septembre 2018

Qu’est-ce qu’un launcher sur Android ?

Le launcher (ou lanceur d’applications), c’est l’équivalent du bureau sous Android, une place centrale sur laquelle l’utilisateur se retrouve dès qu’il déverrouille son téléphone et là où il place les icônes de ses applications les plus fréquemment utilisées. Ce que beaucoup d’utilisateurs ne savent pas, c’est que le launcher d’un smartphone Android n’est pas figé. Celui installé par le constructeur peut être modifié et remplacé par un autre.

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Les launchers proposés par les fabricants de smartphones sont souvent assez limités en termes de personnalisation. Des limitations compréhensibles : les téléphones doivent pouvoir être facilement pris en main par le grand public. Mais si l’on désire modifier la taille de la grille où sont affichées les applications, modifier les couleurs, afficher le nombre de messages non lus sur des icônes ou encore avoir un bureau qui nous ressemble vraiment, il est nécessaire de passer par des launchers tiers.

Certains launchers alternatifs vont même jusqu’à changer complètement la philosophie d’interaction entre bureau et drawer (tiroir d’applications) que l’on connait habituellement sur Android. Voici notre sélection de launchers alternatifs pour Android, tous très différents et qui devraient couvrir tous les besoins de personnalisation.

Google Pixel Launcher

Lors de la conférence d’annonce du premier Google Pixel, Google a présenté un nouveau launcher exclusif pour son téléphone, le Google Pixel Launcher. L’application est bien sûr dérivée du désormais feu Google Now Launcher, mais propose quelques spécificités comme un nouveau jeu d’icônes rondes ou la possibilité d’accéder au tiroir d’applications d’un glissement du doigt depuis le bas de l’écran, à la place de l’icône historiquement située au centre du dock.

Bien que ce launcher soit normalement une exclusivité du Google Pixel, il est possible de télécharger l’APK d’installation sur Internet. De nombreux APK  existent et ils sont régulièrement mis à jour, pour proposer les dernières fonctionnalités du Launcher des Google Pixel.

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Nova Launcher

Si c’est la personnalisation et le contrôle que vous recherchez avant tout, alors c’est du côté de Nova qu’il faut se tourner. Sur la forme, Nova a pratiquement le même design que Google Now Launcher. Mais un rapide détour par les options permet d’apercevoir l’incroyable richesse de personnalisation qu’elle permet. C’est de loin le launcher le plus connu et utilisé.

Gestion de la taille de la grille du launcher et du tiroir d’applications, apparence des icônes, du thème, vitesse d’animation, raccourcis divers et gestures, Nova permet et fait presque tout, à l’exception du café. Notez enfin qu’une version Prime de l’application, vendue 5,25 euros, est également disponible. Cette dernière ajoute quelques options et permet surtout d’ajouter des extensions supplémentaires. Notez qu’il est possible de sauvegarder les paramètres de son écran d’accueil, pratique si vous changez de téléphone. Bref, Nova Launcher est un must have, tout simplement.



Nova Launcher



TeslaCoil Software

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Action Launcher

Action Launcher, comme beaucoup des launchers présentés dans cette liste, reprend le design et les icônes de Google Now Launcher. Il y ajoute quelques options de personnalisation supplémentaires — comme la possibilité de rendre le widget de recherche de Google plus pratique — et surtout un menu latéral gauche listant toutes les applications installées sur le téléphone. Sa version gratuite a toutefois un peu trop tendance à inciter les utilisateurs à passer à la caisse pour débloquer de nouvelles fonctions.



Action Launcher



Action Launcher

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Lawnchair Launcher

Lawnchair Launcher suit la même philosophie que Nova Launcher, proposer une expérience proche de celle imaginée par Google, tout en la rendant plus personnalisable. Hormis être nommé après un mauvais jeu de mots, il a le mérite d’être complètement gratuit, libre et open source (licence GPL v3).

Les développeurs promettent de proposer les mêmes fonctions que le Pixel Launcher de Google, tout en les rendant compatibles avec les versions d’Android antérieur à Android 8.0 Oreo.

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Microsoft Launcher

Microsoft a lancé en 2017 une toute nouvelle version de son launcher pour Android. Notons que ce dernier ne ressemble pas du tout, comme on pourrait l’imaginer, à l’interface Windows Phone. Son interface a ce petit quelque chose qui le différencie des autres. En effet, en plus des raccourcis sur le bureau principal, vous pouvez vous servir d’un panneau sur la gauche afin de garder un œil sur vos rendez-vous ou encore les dernières actualités. Et bien entendu, il est possible et surtout facile d’envoyer ses fichiers vers son PC grâce à « continuer sur le PC ». Ce launcher est une option très intéressante si vous utilisez un compte Outlook.

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Poco Launcher

Xiaomi a lancé sa nouvelle marque Pocophone en 2018. Bien que les téléphones de la marque tournent sous MIUI, un launcher baptisé Poco Launcher vient totalement modifier l’interface de navigation, avec notamment un air beaucoup plus occidental. On y trouve notamment un tiroir d’applications capable de trier les apps selon la couleur de leur icône, ou en diverses catégories.

À l’heure de la rédaction de ces lignes, le launcher est encore en bêta et manque encore un peu de fonctionnalités pour réellement rivaliser avec les autres applications de cette liste, mais il a clairement du potentiel et mérite d’être gardé à l’œil.



POCO Launcher



Xiaomi Inc.

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Source: Frandroid

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Interdiction des lootboxes : le jeu mobile a de quoi s’inquiéter

La Belgique, l’Australie et Hawaï commencent à reconnaître les lootboxes, l’un des outils favoris des jeux mobiles, comme jeu d’argent. S’il est encore tôt pour légiférer, un véritable mouvement politique est lancé. Mais les jeux mobiles peuvent-ils y résister ?

Jeu mobile lootboxes

Le terme lootbox, ou caisse de butin pour les plus anglophobes, désigne un objet dans un jeu permettant de récupérer aléatoirement des objets de plus ou moins grandes raretés et intérêts. Popularisées par les jeux mobiles et le modèle économique de l’achat in-app, elles sont devenues communes dans le paysage mobile.

De par la belle part des revenus des éditeurs et développeurs de jeux modernes qu’elles représentent désormais, les lootboxes ont tendance à être implémentées partout. Mais en touchant aux jeux PC et consoles, et de gros titres attendus depuis longtemps, elles ont aussi été mises sous l’œil inquisiteur d’une communauté de joueurs plus alertes sur les pratiques économiques déviantes.

Un mouvement mondial contre les lootboxes

Plus les jeux mobiles ont grandi, et plus la légitimité des lootboxes a été remise en question. Il faut dire que payer une certaine somme et prier ensuite afin d’avoir la chance de tomber sur l’objet de nos désirs a une certaine ressemblance à un jeu de hasard, et donc d’argent. Or, ces pratiques sont au général lourdement régulées à travers le monde, quand les jeux mobiles n’ont jamais vraiment été bridés législativement sur ce point.

Il aura toutefois fallu que cette pratique arrive doucement sur le marché du jeu vidéo plus traditionnel, comme avec Overwatch (de l’éditeur Activision-Blizzard) par exemple, pour que la tension monte. Et enfin, l’explosion : la sortie de Star Wars Battlefront 2 par Electronic Arts et son système de jeu plus qu’influencé par les achats supplémentaires aura mis le feu aux poudres sur ces derniers jours comme le rapporte Gamekult.

Chez nos voisins belges, c’est le ministre de la Justice Koen Geens qui se sera exprimé tout récemment en indiquant vouloir mettre fin à ces pratiques commerciales. Poussé par une enquête de la commission des jeux de hasard belge, son positionnement est motivé par l’inquiétude des effets des lootboxes sur l’inconscient des jeunes, qui pourraient s’habituer aux jeux d’argent de la sorte. Ce cas sera présenté sous peu devant l’Union européenne, afin qu’une législation soit trouvée.

La Belgique n’est pas la seule à avoir réagi. En Australie, la VCGLR (commission victorienne de régulation des jeux de hasard et de l’alcool) a également reconnu que les lootboxes constituaient une forme de jeu d’argent se devant d’être régulée dans l’État du Victoria.

Le dernier coup asséné à la pratique nous vient de Hawaï, qui a fermement indiqué sa position sur la question. Le membre de la Chambre des Représentants Chris Lee s’est fendu d’une déclaration officielle filmée, qualifiant Star Wars Battlefront 2 de « casino en ligne à thème Star Wars créé pour tromper les enfants afin de leur faire dépenser de l’argent« . D’autres États ont été approchés afin de créer une législation proposant entre autres d’interdire la vente de jeux contenant de telles pratiques aux enfants.

Si Electronic Arts a retiré en urgence les microtransactions de son jeu avant sa sortie, prévoyant de revoir ses plans avant de les redéployer, il ne peut désormais plus échapper à cette question : le débat est définitivement lancé mondialement.

Lien Youtube

Les achats in-app surpassent la publicité

Si c’est par le biais des jeux vidéo sur consoles et PC que la problématique a enfin été posée aux gouvernements du monde, on ne peut nier que ce modèle économique provient du mobile. Plus encore, l’économie mobile y est intimement liée, faisant qu’elle pourrait être celle ayant le plus à perdre face à une telle régulation.

Dans son analyse du deuxième trimestre 2017 du marché des jeux mobiles, Sensor Tower indiquait que les bénéfices générés par ceux-ci s’élevaient à 12,2 milliards de dollars, en augmentation de 32 % comparativement à l’année précédente. Ce marché a beau être immense, il continue d’enregistrer une croissance très importante.

Et cette croissance est véritablement poussée par les jeux : 77 % des achats générés sur l’App Store et 88 % de ceux générés sur le Google Play Store provenaient justement des jeux mobiles. Autant dire que si l’on dépense sur mobile, c’est bien pour ceux-ci.

Mais de quelle manière sont générés ces profits ? Deux modèles économiques principaux ressortent : la publicité, grand classique, et les achats in-app, dont les lootboxes font bien évidemment partie.

En 2016, DeltaDNA a établi toutefois que l’attrait des développeurs mobiles pour les publicités chutait de plus en plus au profit des achats in-app. En moyenne, les publicités représentaient 35 % des revenus générés par un jeu, contre 38 % en 2015, soit 65 % d’achats in-app en 2016 contre 62 % en 2015. 51 % des développeurs considéraient alors la pub comme un mal nécessaire, mais l’étude concluait sur une note particulière : « la publicité se doit d’être intégrée en jeu comme une part vitale de l’expérience ».

Le système Moby Dick

C’est en lien à cette pensée que les lootboxes ont gagné en popularité pour les éditeurs, et pour cause : plutôt que d’être une publicité repoussante ou un paiement de but en blanc, il s’agit d’une mécanique engageante pour les joueurs et pouvant être intégrée naturellement au sein de la progression d’un titre.

De là née naturellement la suspicion de mécaniques addictives étant conçues pour pousser à la consommation, de petites dépenses en petites dépenses, qui sont pointées du doigt de nos jours. Mais les joueurs mobiles ne sont pourtant pas dépensiers : en moyenne, 0,32 dollar est dépensé par mois en achats in-app en jeu (chiffres 2016 d’AppsFlyer). D’où provient cette croissance ?

Selon un rapport de Swrve datant de 2014, mais décrivant une tendance toujours actuelle, 0,15 % de l’intégralité des joueurs mobiles représente à eux seuls 50 % des revenus générés sur les jeux. Ce petit pourcentage décrit un type de joueurs dont vous avez déjà très certainement entendu parler : les baleines.

Ce terme, pas exactement mélioratif, décrit des joueurs parfois capables de dépenser des centaines, voire des milliers de dollars par mois sur un jeu gratuit. Si les situations sociales sont variées, les comportements décrits par l’enquête de Ryan Rigney pour Wired sont presque toujours les mêmes : des personnalités qui peuvent plonger aveuglement dans leurs jeux en ignorant la dépense pour progresser rapidement et devenir numéro 1.

L’œuf ou la poule aux œufs d’or

Impossible que ce contexte économique n’influence pas les jeux, bien évidemment. Si les titres les plus populaires sur mobile sont des titres de gestion, demandant de composer une équipe ou un deck, et vous faisant affronter en ligne d’autres adversaires humains… ce n’est pas pour rien. C’est évidemment sur ces mécaniques de jeu que ce modèle économique est le plus facilement applicable, avec les meilleurs retours sur investissement.

Le fait est que la création de jeu est désormais influencée par le modèle économique voulu par l’éditeur, au point que celui-ci peut empoisonner ses mécaniques. Si nombreux sont les exemples en la matière, l’un des plus parlants reste Dungeon Keeper. Ironie du sort, le jeu est aussi édité par Electronic Arts.

Classique culte du jeu de stratégie sorti en 1997, le jeu de stratégie développé à l’origine par le studio Bullfrog a connu un reboot mobile gratuit en 2014. Dès sa sortie, les retours des joueurs comme des critiques furent catastrophiques, la faute revenant intégralement à un modèle économique poussant à l’achat pour chaque action engagée.

À l’époque, EA Mobile a même tenté de retirer les avis négatifs sur le jeu du Play Store, avant de s’excuser purement et simplement quelques mois plus tard. Le jeu avait alors été vu comme une tentative de l’éditeur de tâter le terrain, afin d’établir jusqu’où il pouvait pousser ce modèle avant que les consommateurs n’en ressentent ses effets négatifs.

Les lootboxes sont un bon moyen de cacher ce paiement, en l’intégrant à la progression classique du jeu. Devenues une partie du jeu, qui plus est inspirées par d’autres jeux existants depuis bien longtemps, elles sont naturellement plus acceptées. Qui n’a jamais gratté un Banco ou ouvert un paquet de cartes Pokémon après tout ? La chance devient alors le facteur négatif accusé par le joueur, plutôt que l’éditeur lui-même.

Lien intime entre lootbox et mobile

Vous aurez ainsi compris que l’économie du jeu mobile est intimement liée aux achats in-app, et donc aux lootboxes incriminées de nos jours. Mais il ne faut pas oublier une chose : contrairement à Star Wars Battlefront 2 qui aura lancé la polémique, l’accès aux jeux mobiles utilisant ce modèle économique est tout simplement gratuit.

Les consommateurs mobiles ne sont en effet pas habitués à devoir payer pour pouvoir télécharger une application. Et quand ceux-ci le font, il s’agit de petites sommes ponctuelles : seulement 7,1 % des utilisateurs d’iOS font au moins un paiement par mois, contre 4,6 % des utilisateurs Android, de 8,80 dollars en moyenne toutes plateformes et types de logiciels confondus (chiffres AppsFlyer).

Même un développeur de jeu aussi connu que Nintendo n’a pas pu changer cette tendance. Super Mario Run, en téléchargement gratuit, mais dont le contenu complet demande un achat unique de 10 euros, n’a pas connu le succès attendu par la firme. À contrario, Fire Emblem Heroes est l’un de ses titres les plus populaires, et fonctionne intégralement sur le principe des lootboxes.

Alors que l’UFC-Que Choisir vient de demander à l’ARJEL, l’Autorité de régulation des jeux en ligne, que « les loot boxes dont le contenu est nécessaire pour avancer dans le jeu soient qualifiées de jeux de hasard et régulées comme telles, avec agrément obligatoire de l’Arjel et interdiction pour les mineurs« . Mais donner un cadre législatif à cette pratique pourra s’avérer plus compliqué que prévu.

Si l’usage de ficelles se basant sur les personnalités addictives est un fait économiquement prouvé, et que celles-ci sont présentes dès la conception de certains titres pour en optimiser les revenus… la majorité des développeurs a besoin de ce modèle économique pour survivre sur ce marché très particulier qu’est le mobile. Or, tous ne cherchent pas à créer des casinos virtuels : parfois, la chance fait vraiment partie du jeu.

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Source: Frandroid