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Test du Lego DC Comics Super Heroes Batmobile radiocommandée (76 112)

Résister à un set Lego Batman est déjà une gageure, surtout quand il s’agit de la Batmobile. Mais pensez au niveau de maîtrise nécessaire pour ne pas succomber à une Batmobile motorisée et connectée à iOS et Android. Passé l’effet « cool un Lego », nous allons donc apporter une dose de rationnel.

Fiche technique

  • Dimensions : 35,4 x 9,1 x 19.1 cm
  • Poids : 077. kg
  • Nombre de pièces : 321
  • Connectivité : Bluetooth
  • Moteur électrique : 1
  • Alimentation : 6 piles AAA
  • OS supporté : Android et iOS

Ce test a été réalisé à partir d’un set prêté par la marque

Concept et design

Alors que Warner a encore du mal à s’approprier l’univers DC Comics, Lego lui en fait une véritable manne. En jouant sur différents niveaux de lecture, le danois vise aussi bien les petits que les grands. Avec son DC Comics Super Heroes Batmobile Radiocommandée, il propose donc un kit conséquent de 321 pièces associé à un Batman et surtout un moteur électrique contrôlable via le Bluetooth. Il s’agit donc ici autant de s’amuser à construire un bel objet que d’un jouet radiocommandé.






Une fois construite, nous avons une Batmobile lourde, massive affichant de nombreuses protections. Nous sommes loin des modèles en longueur qu’évoque en général l’imaginaire populaire. Avec ses 4 lance-missiles, Batman dispose donc ici d’un véhicule au style affirmé. Toutefois, certains s’en détourneront justement pour cette raison. Pour les passionnés et les collectionneurs, la mini figurine Batman est une exclusivité inspirée du jeu vidéo Arkham Knight reconnaissable à l’habillage et surtout au casque gris.

L’assemblage

Même si la quantité ne fait pas tout, un beau set de 321 pièces fait toujours plaisir à voir. Certes, la quantité ne donne pas toujours un plus grand plaisir, mais chez Lego, cela est souvent bon signe. Le set se compose de 3 pochons numérotés, une petite boîte en carton qui contient la cape de Batman en tissu et un dernier regroupant les accessoires et décorations. Comptez, environ, 3h30 sans pause et sans se presser.





Nous n’avons rencontré aucune situation réellement complexe. Le montage est agréable, logique et nous avons apprécié la présence de pièces à l’avant et à l’arrière pensées pour amortir les chocs. Les 4 lance-projectiles à l’avant utilisent le petit système de catapulte habituel chez Lego. Le moteur nécessite 6 piles AAA, qu’il faudra acheter en même temps que la boîte. Il est relié au HUB Bluetooth via deux câbles plats. Lego a travaillé cet aspect, avec des briques « goulottes » pour passer proprement les câbles dans la voiture. La connexion se fait ensuite au dos du véhicule où une protection vient amortir les chocs et cacher les câbles.

Jouez avec ou sans apps

Une fois monté, le set Lego DC Comics Super Heroes Batman Batmobile radiocommandée est donc un objet massif et assez atypique dans l’univers du chevalier noir. Ceux qui accrocheront à son look de tank auront beaucoup de plaisir à l’exposer. Lego passe par une app générique Powered UP, qui réunit l’ensemble de ces sets connectés Bluetooth. Pour ce véhicule, le constructeur en propose deux. La première affiche une interface sur fond bleu permet de réaliser une rotation sur place, un déplacement sur les deux roues arrière (wheeling) et une marche arrière.





La seconde sur fond rouge propose un meilleur contrôle de la vitesse de déplacement, de lancer un demi-tour complet et de faire un tour à 270° avec un wheeling. Le contrôle manuel est précis, simple à appréhender après quelques minutes d’utilisation. Le jouet est rapide et permet de vraiment s’amuser. La conception très compacte et les différents amortisseurs de choc lui permettent de se cogner à un mur sans le voir exploser en pluie de briques. Inutile pourtant de tenter le diable, cela ne reste qu’un Lego, aussi solide soit-il. Déception, le son provient du smartphone et non du véhicule.

Le verdict

Design et concept

Lego sait encore une fois nous charmer avec le set et le concept connecté. Par contre, difficile de reconnaître une Batmobile avec ce design très massif. La figurine inspirée d’un jeu vidéo est un petit plus appréciable.

Apps

Les deux apps sont très proches, mais surtout au final un peu décevantes. En tant que télécommande, rien à redire, elles font le job. Ce sont les figures préprogrammées proposées qui sont bien trop peu nombreuses.

Jouer avec

En tant que jouet, il se révèle très amusant et solide pour un Lego. Toutefois, les fonctions connectées sont limitées et comme souvent il finira exposé sur une étagère, à condition bien sûr d’être réceptif à son charme.

Source: Frandroid

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Le Joujou du Week-End : recréez un monde avec du carton et des élastiques (test Nintendo Labo kit véhicules)

Piloter un avion, un sous-marin, un véhicule via des outils de commande carton, c’est la promesse du nouveau kit Nintendo Labo Joy-Con 03. Mais avant de s’amuser, travailler de ses mains, il faudra. Un plaisir qui peut aussi devenir fastidieux…

Depuis mes premiers châteaux forts ou vaisseaux spatiaux fabriqués en carton, j’ai une certaine tendresse pour ce matériau à la fois souple, solide et polyvalent. Je dois avoir dans mes cartons une fausse télé et un vidéoprojecteur pour smartphone en carton, en plus de plusieurs cardboards. Donc sans surprise, j’ai rapidement accroché au concept du Nintendo Labo : fabriquer des accessoires en carton, les utiliser avec les jeux inclus et tout un aspect éducatif en plus.

Les premiers kits proposaient de construire une mini-voiture radiocommandée, un guidon de moto, un robot… ici nous sommes axés sur les véhicules avec un manche d’avion, un volant et un module de contrôle de sous-marin ! Avec la promesse d’une expérience de jeu plus ludique et ouverte, car les précédents kits étaient certes très amusants, mais assez limités dans le temps.

Du carton, des élastiques et du fil

Le contenu de la boîte comprend le boîtier de la cartouche de jeu, un petit sac comprenant quelques pièces en plastiques (des élastiques, bandes réfléchissantes et antidérapantes). Le gros du contenu reste 25 planches en cartons numérotées. Je lance le jeu sur ma Switch, trois propositions me sont faites : construire, jouer et découvrir. Mais avant de commencer les deux derniers, je me retrousse les manches.

En cliquant sur construire, me sont proposés plusieurs objets (des clefs de contact, un volant, une bombe à peinture, un module de contrôle de sous-marin et un manche d’avion). Avant de continuer, parlons de l’interface, épurée, colorée, un peu enfantine dans la présentation et surtout d’une rare clarté. Des qualités que l’on retrouve dans tous les aspects du jeu, et c’est encore plus flagrant dans la partie construction.

À l’écran sont affichés chaque étape une par une, avec une précision redoutable. Tout démarre par une opération simple, détacher les pièces prédécoupées des planches en carton. Elles sont clairement visualisées en rouge à l’écran et chaque planche est identifiée pour ne pas se tromper. Cette phase est délicate au départ, je cherche à doser mes pressions pour allier efficacité et rapidité.

Au moindre doute, je peux zoomer, dézoomer et même faire tourner la pièce à 360°

Le carton peut être une matière très solide, elle n’en reste pas moins fragile et j’ai peur de déchirer des pièces. Une crainte que j’élimine très vite avec la pratique. Le prédécoupage est très bien fait et étudié pour que même des enfants puissent le faire sans rien casser. Cela vaut pour ma progéniture, moi j’ai un peu abîmé deux petits éléments, mais rien de « visible ». Chaque pièce devra être montée et assemblée à d’autres.

Auparavant, je dois plier à bon escient. Sur l’écran de la console s’affichent chaque pli à réaliser, les grandes lignes en premier et les détails ensuite. Il suffit de suivre les instructions à l’écran pour réussir sans se tromper, même pour les manipulations les plus complexes. Au moindre doute, je peux zoomer, dézoomer et même faire tourner la pièce à 360° pour changer mon angle de vision et assurer mes actions. Pourtant, je ne m’en sers presque jamais tellement les instructions sont décortiquées et limpides à mettre en œuvre.

Nintendo réussit là ce que Ikea n’arrive toujours pas faire, rendre simplissime des instructions de montages. Sans oublier que les objets Nintendo Labo sont bien plus complexes dans leurs conceptions qu’un meuble suédois.

Le temps peut être long

Difficile de faire plus simple que Nintendo Labo pour concevoir des objets qui sont de véritable petite prouesse d’ingénierie en carton. À plusieurs reprises, le jeu me propose de me reposer durant le montage… Cela aurait dû me donner la puce à l’oreille. J’ai compté environ 3 heures pour monter le volant, 2 heures pour le sous-marin et plus d’une heure pour le manche d’avion. Ajoutez une petite demi-heure pour la bombe de peinture et cela donne entre 5 à 8 heures pour réaliser l’ensemble. Je veux bien être samedi après-midi, j’ai aussi envie de dîner…

Autre point qui rend les choses longues : la complexité des mécanismes. Je suis le premier étonné de l’ingéniosité de Nintendo pour réaliser un montage de roues crantées, un ressort, une gâchette, le tout en carton. De temps en temps, il faut utiliser des pièces supplémentaires, des bandes réfléchissantes utilisées par la caméra infrarouge des manettes de la Switch. Des bandes antidérapantes ou des élastiques pour la pédale d’accélération ou les leviers du volant sont aussi au menu.

À chaque fin de montage complexe, il m’est demandé de vérifier que la mécanique fonctionne tout en m’expliquant la logique derrière. Pour réussir sans accroc, je me concentre et surtout je coupe l’immonde musique qui accompagne le montage. Impossible de la supporter plus de quelques minutes, sans faire naître en moi des pulsions meurtrières.

Ensuite, il faut rester appuyé sur le bouton « suite » à l’écran pour passer d’une étape à l’autre et c’est lent… Mais lent… En prolongeant la pression, un mode rapide est accessible, mais il reste encore trop lent à mon goût. Pourquoi ne pas simplement appuyer une fois pour passer à l’étape suivante ?

Épuisée par le volant, ma fille m’aide pour le manche d’avion. À six ans, découper le carton sans effort, le plier et ajouter des élastiques l’amuse comme une folle. Elle est même plus assidue qu’avec des Lego. Seul le ressort sera monté par moi et je n’ai quasiment jamais eu à intervenir. J’ai beaucoup aimé découvrir les mécaniques mises en œuvre et surtout les expliquer.

Il ne me reste que la commande de sous-marin et c’est Marc un ami qui vient m’aider tout en prenant l’apéro. Il faut admettre qu’à deux c’est tout aussi amusant et surtout moins fatigant. Le travail en parallèle succède à celui en série et rend la chose bien plus rapide et surtout agréable qu’en solo. Après plus de 5 heures, je peux enfin jouer… Pourquoi avoir attendu d’avoir tout monté ? Pour deux raisons simples, le désir totalement irrationnel et immature de vouloir tout fabriquer le plus vite possible et d’une seule traite. Deuxièmement, l’exploration du jeu en mode ouvert permet de passer d’un véhicule à l’autre !

Des courses, de l’exploration, des épreuves et de la peinture

Maintenant que j’ai tout fabriqué, je me lance dans le mode Jouer. Nintendo nous propose 6 jeux différents qui offrent des expériences ludiques très inégales.

Les Petites Voitures, affiche un petit circuit en 3D avec, comme le nom l’indique, de petits véhicules. Ici, il suffit d’utiliser la pédale d’accélération en carton pour faire avancer le véhicule. Les virages se font automatiquement, pour ne pas sortir du décor la gestion de la pression du pied sur la pédale est primordiale. Un principe simple, des graphismes simplistes et pourtant c’est fun. Je me suis amusé comme un petit fou, jusqu’à ce que je maîtrise parfaitement l’art du freinage. Après cela, l’ennui m’est rapidement venu. Le mode multijoueur pourrait relancer l’intérêt ! Qui refuserait une petite partie rapide pour le fun ? Il faut juste trouver un compagnon de jeu équipé du même Nintendo Labo et qu’il l’apporte chez vous. Cela réduit donc pas mal le champ des possibles.

Le jeu Circuit est très classique, il est censé mettre en avant les talents de pilotage avec en bonus l’usage de petites armes (bombe, coup de poing). C’est vraiment là que je découvre la précision du système. Certes, ce n’est pas un vrai volant en dur, mais l’accéléromètre des manettes rend plutôt bien les mouvements du volant. Dans les grandes vitesses, je me rends compte qu’un petit temps de latence est à maîtriser pour ne pas planter mon véhicule. Comme le premier jeu, une fois maîtrisées les subtilités de conduite, ce sous-MarioKart perd de son intérêt. Même réaction avec le jeu Rallye. Ce dernier est un peu plus fun en offrant de nombreux décors différents et des pistes plus aventureuses. Mais en dehors du fait d’utiliser les essuie-glaces via le les leviers du volant pour enlever la boue de l’écran, les sensations sont proches du jeu Circuit.

Studio peinture est une bonne surprise. Au départ j’étais dubitatif : utiliser la bombe de peinture en carton pour personnaliser mes véhicules… Et pourtant ! La voiture, avion ou sous-marin est affiché en 3D et le faire tourner dans tous les sens est un jeu d’enfant. Il m’est facile de zoomer pour travailler les détails et obtenir une belle voiture noire avec des bandes blanches. Ma fille a opté pour le rose et avec des bandes arc-en-ciel et Marc un beau jaune poussin et une tête de mort. Pour cette dernière, il a utilisé un pochon et la caméra du Joy-Con va le détecter pour appliquer l’image à l’écran. Plutôt bluffant et surtout fun, j’ai tendu mon poing avec le majeur ouvert pour apposer un message diplomatique à Marc suite à ma défaite dans le jeu mini voiture.

Le jeu Aventure est la grosse nouveauté avec l’apparition d’un monde ouvert qui se décompose en 8 zones « gigantesques » selon Nintendo. Nous sommes pourtant loin de la surface offerte par un GTA, mais je ne vais pas faire le difficile, c’est Nintendo et une Switch. Il y’a pourtant un concentré de contenu, avec des zones urbaines, désertiques, des mers, des plages, des montagnes et de beaux terrains boueux. Chaque zone comporte des missions aux niveaux différents pour éviter le piège d’un monde uniquement enfantin.

Par contre, ne rêvez pas, visuellement cela le reste même durant les combats. Car oui, les combats sont au rendez-vous, en lançant des missiles depuis son avion ou utiliser les armes intégrées à la voiture. Pour cela, il suffit d’utiliser les leviers du volant, faire tourner le bouton supérieur pour choisir son arme et valider en enclenchant le levier. Couper un arbre avec une scie géante, attraper des objets ou lancer des bombes, il y’a du choix. Je retire la clef de contact du volant, et l’insère dans le manche d’avion ou le module sous-marin pour changer de véhicule. Mon goût pour l’exploration est donc comblé et de nombreux mini-jeux et épreuves renforcent l’intérêt.


La partie sous-marine est vraiment joliment rendue, une douce poésie aquatique. Le module est rigolo deux minutes, je dois faire tourner des roues mécaniques pour orienter les hélices du sous-marin. Ludique, cela n’offre pas autant de sensation que le manche à balai ou le volant. Encore une fois, seul c’est amusant, mais cela l’est plus à deux, chacun son tour bien entendu.

Combat est le mode qui m’a le plus excité sur le papier. Mais du jeu mini voiture au mode combat, les accessoires en carton sont souvent obligatoires. Cela est très frustrant, car dans certains cas un Joy-Con de plus aurait suffi pour jouer à plusieurs. Cela est donc valable si vous avez des amis équipés ou alors à vous de les motiver à le faire… C’est vraiment ma plus grosse déception. Par contre, la compatibilité avec Mariokart est vraiment la bonne surprise. C’est plus drôle, plus fun et si je joue avec le volant, un ami lui utilisera le guidon de moto de mon premier kit Nintendo Labo pour m’affronter.

Découvrir

Le dernier mode proposé par le Nintendo Lab Joy-Con 03 se concentre sur la découverte. Ainsi, via de nombreux petits jeux, je suis éclairé sur la mécanique des objets, les systèmes de poulies, les élastiques, les engrenages… Mais également la technologie des accéléromètres ou la caméra infrarouge. Le pire c’est que c’est passionnant et expliqué très simplement.



Ma fille a été captivée, de petits jeux ou exercices l’aident à mieux appréhender des concepts complexes. Petit regret, l’absence de voix et toujours cette musique infernale. En tant qu’adulte, j’ai aussi appris des choses ou cela m’a simplement remémoré des connaissances profondément enfouies dans ma mémoire. Il y’a ici une approche transversale entre mécaniques, physique et technologie qui aide à rester captivé. Le support physique comme base aide à mieux appréhender les choses.

Il faut racheter un objet complet par kit

Une fois que j’ai terminé de faire le tour, il a la bonne idée de me proposer de créer, d’imaginer de nouveaux objets en carton. À noter un module qui vous apprend à réparer les pièces en cas d’accident de montage et surtout d’utilisation. Cela tourne beaucoup autour du scotch et oriente vers un site pour acheter de nouvelles planches en carton en cas de besoin. Comptez entre 4 et 35 euros en fonctions du lot de planche.

Raison de plus pour être soigneux, car il faut racheter un objet complet par kit, même si vous n’avez qu’une seule pièce à changer. Sinon, c’est aussi une façon de construire un second volant ou manche d’avion sans racheter la boîte complète.

Faut-il passer à la caisse ?

Le dimanche soir, je suis encore à explorer le monde ouvert en passant des airs aux profondeurs. Je me suis amusé à passer d’avion à voiture en plein vol pour atterrir sur un dirigeable, une tour. La phase de montage est amusante et surtout instructive malgré sa longueur. J’ai aimé la précision des accessoires, ce n’est pas parfait loin de là, mais suffi dans les petits jeux et surtout Mario Kart.

Bilan au bout d’une semaine

J’ai régulièrement sorti le volant pour jouer à Mario Kart et j’apprécie de ne pas être handicapé ni spécialement avantagé dans le jeu. J’ai surtout plus de sensation. Le monde ouvert est plaisant, mais je l’explore par petites sessions pour le plaisir de la balade et expérimenter de nouveaux outils. C’est typiquement le jeu vidéo dont on abuse au départ, mais qui ne sera pas totalement délaissé dans le temps.

Les mini jeux sont fun et rapides à lancer et, surtout, l’ouverture sera peut-être prolongée à d’autres titres. À 54,99 euros, cela fait certes cher du carton, mais n’est pas excessif par rapport à l’expérience proposée. Par contre, les objets prennent de la place et sont difficiles à ranger… Un jouet vidéo fun, qui loin de se limiter aux enfants offre un moment de partage avec ce talent unique qu’à Nintendo à captiver enfants et grand. . Entre adultes, c’est amusant à monter, à tester et surtout jouer. Une petite impression de retourner en enfance qui n’est pas désagréable, loin de là.

Vous pouvez retrouver le Nintendo Labo Kit Véhicules à la Fnac.

Source: Frandroid

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Le Joujou du Week-End : laissez place à votre créativité

Partons d’un postulat simple : vous aimez comme celui qui écrit ces lignes, aussi bien les robots que les Lego. Une passion que je partage avec ma progéniture, mais rassurez-vous, il est inutile d’être parent en plus pour jouer avec le kit Lego Boost.

Amateur de robots devant l’éternel, je n’ose pas vous décrire ce à quoi peut ressembler ma collection. Quasi l’intégralité des produits Wowwee, je ne parle pas des Sphero Star Wars, du Meccanoïd et même de l’antique Spykee ! Les connaisseurs ont sûrement tilté sur les deux derniers, qu’il faut intégralement monter !

Quoi de plus satisfaisant pour l’estime de soi que de fabriquer de ses mains ? D’où mon amour des Lego qui est tempéré par un manque d’espace et une compagne peu réceptive aux créations en brique. Heureusement que j’ai une petite fille qui les aime autant que moi et me sert de couverture. Je m’applique donc à monter des Lego bien mièvres comme les Friends ou des Disney Princesse, heureusement pour ma santé mentale elle aime les Star Wars !

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Une activité commune plaisante, mais régulièrement elle lorgne en plus sur mes robots. Difficile de lui expliquer que l’on ne joue pas avec les jouets de papa. Je suis donc parti en quête d’un robot qui pourrait plaire à une petite fille. Elle adore les sabres laser, les avions, les motos tout en étant totalement girly avec le rose, les paillettes et les licornes qui vont avec. En général, les robots pour les enfants sont pensés pour plaire surtout aux goûts des garçons.

Comment résister ?

En déambulant avec ma princesse dans un magasin de jouets, nous tombons sur une boîte Lego Boost. La promesse, réaliser des robots différents en Lego et de les programmer. Nous regardons tous les deux la boîte, en plus du classique modèle pseudo humanoïde, nous pouvons réaliser une usine de voiture, une guitare, un véhicule et surtout un petit chat ! Comment résister au regard de Chat Potté de ma fille en le découvrant… sa validation a été plus que rapide…

804 nuances de Lego

En arrivant à la maison, je laisse la petite ouvrir la boîte et sortir les différents sachets. Le temps de préparer un goûter commun, nous voici devant une dizaine de pochettes qui alignent au total 804 pièces. Je commence à la gronder en lui demandant où elle a rangé le manuel réunissant les instructions de montage. Je retourne la pièce, rien. Je continue à pester et en profite pour installer l’appli sur mon iPad. Je découvre en la lançant qu’il n’y a pas de manuel dans la boîte, toutes les indications se trouvent uniquement sur la tablette, ou le smartphone si vous arrivez à l’utiliser sur petit écran… Je dois me confondre en excuses après mes accusations mal venues et promettre de regarder pour la énième fois l’intégrale des Miraculous Saison 1.





Au lancement, je découvre une appli très colorée, épurée malgré un look un peu enfantin. Je laisse princesse naviguer en premier, si elle a besoin d’aide c’est que c’est mal foutu, non ? L’écran d’accueil laisse apparaître une sorte d’atelier où sont affichés les différents modèles à monter. Sans surprise, nous voici lancés dans un montage du Lego minou nommé officiellement Franklin.

Plus besoin de tenir le manuel

L’appli va alors afficher chaque étape très clairement et cela se révèle beaucoup plus lisible que la version papier. Plus besoin de tenir le manuel pour éviter que les pages se tournent tout en cherchant des pièces. Il nous aura fallu environ 3 heures pour terminer le félin de briques.

Une histoire d’algorithme et de dessins

Une fois le chat monté, nous allons enfin pouvoir commencer à lui donner vie. En effet, en plus des centaines de briques, Lego propose des modules inhabituels. Une sorte de HUB qui intègre le processeur central, les moteurs électriques, le Bluetooth, un accéléromètre et une caméra pour la reconnaissance de mouvement ou de couleurs. Que faire avec un robot chaton ? L’interface de l’appli est très attrayante, presque chatoyante.



Nous avons un concept de programmation par objet. Chacun est doté d’une fonction précise, émettre un son, avancer, réagir à un mouvement. Il suffit donc d’aligner les « objets » pour programmer des actions. Ils sont illustrés sous forme de pièces d’un puzzle horizontal. Chaque pièce correspond à un bloc de commande. Un adulte comprend rapidement le concept et un enfant encore plus vite. J’ai donc laissé la petite programmer une série de réactions sans oublier de nombreuses pauses miaulement.

Plaisirs et déception

Ma princesse a adoré le montage et il a fallu gérer son excitation. Même après une heure, elle a gardé son attention. En bon inspecteur des travaux finis, elle tenait à valider chaque organe monté. Elle a été efficace et repéré 5 belles erreurs de ma part. Toujours est-il que plus j’avance, plus elle est impatiente de jouer avec. « C’est mon chaton, il fait ce que je veux », me dira-t-elle après avoir programmé ses premières commandes.

« Mais pourquoi il n’y a pas de son ? » demande ma fille avec une grande tristesse dans la voix. Je me rends alors compte que Lego Boost n’a pas de haut-parleur. Les sons proviennent de la tablette. Le chat devant, le son décalé sur le côté c’est gênant et je ne comprends pas pourquoi ce choix.

Autre point : ayez une tablette haut de gamme, l’appli est lourde et la consommation en énergie est importante. Idem avec le Lego Boost, les 6 piles non fournies se vident en une demi-journée en cas d’usage intensif. Ce qui fait que j’ai dû sortir de chez moi deux fois dans la journée, une première fois après avoir ouvert la boîte et découvert les besoins en énergie et en fin de journée pour prendre du stock.

Des dragons, des Rovers et des Usines

Après deux semaines, ma fille me demande si elle peut avoir un nouveau Lego. Je lui réponds qu’elle en a déjà un, le Lego Boost que l’on peut démonter. Petits grognements, mais, au final, en lui proposant de le démonter le plus vite possible, elle accepte. Il a fallu 3 mois pour tester chacun des robots.

Après le chat, voici Vernie le robot humanoïde sur chenilles. Ses 27 cm de hauteur font bonne figure et il a un petit côté Wall-E irrésistible. De plus, il peut interagir avec votre voix et il affiche des mimiques qui expriment son humeur. La guitare a été la plus décevante, c’est sympa, mais ce n’est pas vraiment un robot. Ma fille a insisté pour monter l’AutoConstructor à la venue de son petit cousin. Il s’agit en fait d’une mini-chaîne de production de voiture Lego. Cela reste limité et pourtant follement amusant.

Après 3 mois je pensais avoir fait le tour, mais que nenni. Lego a eu la bonne idée d’ajouter de nouveau modèle, le véhicule à chenilles d’exploration avec chariot élévateur est une très bonne excuse pour chercher les petits jouets perdus dans une chambre d’enfant par exemple. Le M.T.R.4 (Multi-Tooled Rover LEGO® BOOST) est un gros véhicule à chenilles qui est certes bien fait, mais se révèle un peu moins drôle à mon goût. J’ai gardé le meilleur pour la fin, Stormbringer le dragon ! Très bien foutu, il a une classe folle. En plus de son look, il affiche une démarche reptilienne et sa gueule crache non pas des flammes, mais un petit projectile.

Dans l’absolue nous pouvons créer ce que nous voulons et il est arrivé des après-midi de juste monter des trucs pour programmer des actions, le reste est histoire d’imagination.

Bilan du dimanche soir

Le chat a monopolisé le week-end entier. Après le plaisir du montage vient celui de la programmation et du jeu. J’ai beaucoup aimé la mise en avant de l’algorithme. De plus, ludique et simplissime, un enfant de 6 ans peut presque tout faire seul, mais c’est tout de même plus amusant à plusieurs.

C’est tout de même plus amusant à plusieurs

Un peu excité, je voulais tester dès le dimanche matin d’autres modèles, mais impossible. Veto de ma fille qui exige de garder le chat. Nous avons donc continué à explorer ses possibilités toute la journée, sans nous ennuyer.

Bilan d’un semestre

Lego Boost est ludique, instructif et fun. Reste qu’à 159 euros, il reste un très beau cadeau qui devrait garantir des réactions enthousiastes. La vie d’un Lego est simple, on le monte, on joue, on l’expose et il reste ainsi ou sera démonté pour faire autre chose. Idem ici, avec en plus l’aspect robotique et programmation. Parfois, il sera oublié, mais un regard posé sur lui une journée un peu grise et il donnera envie de jouer avec.

Lego semble assurer un certain suivi à ce produit en proposant régulièrement de nouveaux modèles à monter et de nouvelles « briques » de programmation. Cela est une chose encore trop rare dans le monde du jouet et mérite d’être salué. En attendant la prochaine frénésie robotique, le chaton se repose entre un R2D et un masque de Predator.

Source: Frandroid