Publié le

Le Joujou du Week-End : recréez un monde avec du carton et des élastiques (test Nintendo Labo kit véhicules)

Piloter un avion, un sous-marin, un véhicule via des outils de commande carton, c’est la promesse du nouveau kit Nintendo Labo Joy-Con 03. Mais avant de s’amuser, travailler de ses mains, il faudra. Un plaisir qui peut aussi devenir fastidieux…

Depuis mes premiers châteaux forts ou vaisseaux spatiaux fabriqués en carton, j’ai une certaine tendresse pour ce matériau à la fois souple, solide et polyvalent. Je dois avoir dans mes cartons une fausse télé et un vidéoprojecteur pour smartphone en carton, en plus de plusieurs cardboards. Donc sans surprise, j’ai rapidement accroché au concept du Nintendo Labo : fabriquer des accessoires en carton, les utiliser avec les jeux inclus et tout un aspect éducatif en plus.

Les premiers kits proposaient de construire une mini-voiture radiocommandée, un guidon de moto, un robot… ici nous sommes axés sur les véhicules avec un manche d’avion, un volant et un module de contrôle de sous-marin ! Avec la promesse d’une expérience de jeu plus ludique et ouverte, car les précédents kits étaient certes très amusants, mais assez limités dans le temps.

Du carton, des élastiques et du fil

Le contenu de la boîte comprend le boîtier de la cartouche de jeu, un petit sac comprenant quelques pièces en plastiques (des élastiques, bandes réfléchissantes et antidérapantes). Le gros du contenu reste 25 planches en cartons numérotées. Je lance le jeu sur ma Switch, trois propositions me sont faites : construire, jouer et découvrir. Mais avant de commencer les deux derniers, je me retrousse les manches.

En cliquant sur construire, me sont proposés plusieurs objets (des clefs de contact, un volant, une bombe à peinture, un module de contrôle de sous-marin et un manche d’avion). Avant de continuer, parlons de l’interface, épurée, colorée, un peu enfantine dans la présentation et surtout d’une rare clarté. Des qualités que l’on retrouve dans tous les aspects du jeu, et c’est encore plus flagrant dans la partie construction.

À l’écran sont affichés chaque étape une par une, avec une précision redoutable. Tout démarre par une opération simple, détacher les pièces prédécoupées des planches en carton. Elles sont clairement visualisées en rouge à l’écran et chaque planche est identifiée pour ne pas se tromper. Cette phase est délicate au départ, je cherche à doser mes pressions pour allier efficacité et rapidité.

Au moindre doute, je peux zoomer, dézoomer et même faire tourner la pièce à 360°

Le carton peut être une matière très solide, elle n’en reste pas moins fragile et j’ai peur de déchirer des pièces. Une crainte que j’élimine très vite avec la pratique. Le prédécoupage est très bien fait et étudié pour que même des enfants puissent le faire sans rien casser. Cela vaut pour ma progéniture, moi j’ai un peu abîmé deux petits éléments, mais rien de « visible ». Chaque pièce devra être montée et assemblée à d’autres.

Auparavant, je dois plier à bon escient. Sur l’écran de la console s’affichent chaque pli à réaliser, les grandes lignes en premier et les détails ensuite. Il suffit de suivre les instructions à l’écran pour réussir sans se tromper, même pour les manipulations les plus complexes. Au moindre doute, je peux zoomer, dézoomer et même faire tourner la pièce à 360° pour changer mon angle de vision et assurer mes actions. Pourtant, je ne m’en sers presque jamais tellement les instructions sont décortiquées et limpides à mettre en œuvre.

Nintendo réussit là ce que Ikea n’arrive toujours pas faire, rendre simplissime des instructions de montages. Sans oublier que les objets Nintendo Labo sont bien plus complexes dans leurs conceptions qu’un meuble suédois.

Le temps peut être long

Difficile de faire plus simple que Nintendo Labo pour concevoir des objets qui sont de véritable petite prouesse d’ingénierie en carton. À plusieurs reprises, le jeu me propose de me reposer durant le montage… Cela aurait dû me donner la puce à l’oreille. J’ai compté environ 3 heures pour monter le volant, 2 heures pour le sous-marin et plus d’une heure pour le manche d’avion. Ajoutez une petite demi-heure pour la bombe de peinture et cela donne entre 5 à 8 heures pour réaliser l’ensemble. Je veux bien être samedi après-midi, j’ai aussi envie de dîner…

Autre point qui rend les choses longues : la complexité des mécanismes. Je suis le premier étonné de l’ingéniosité de Nintendo pour réaliser un montage de roues crantées, un ressort, une gâchette, le tout en carton. De temps en temps, il faut utiliser des pièces supplémentaires, des bandes réfléchissantes utilisées par la caméra infrarouge des manettes de la Switch. Des bandes antidérapantes ou des élastiques pour la pédale d’accélération ou les leviers du volant sont aussi au menu.

À chaque fin de montage complexe, il m’est demandé de vérifier que la mécanique fonctionne tout en m’expliquant la logique derrière. Pour réussir sans accroc, je me concentre et surtout je coupe l’immonde musique qui accompagne le montage. Impossible de la supporter plus de quelques minutes, sans faire naître en moi des pulsions meurtrières.

Ensuite, il faut rester appuyé sur le bouton « suite » à l’écran pour passer d’une étape à l’autre et c’est lent… Mais lent… En prolongeant la pression, un mode rapide est accessible, mais il reste encore trop lent à mon goût. Pourquoi ne pas simplement appuyer une fois pour passer à l’étape suivante ?

Épuisée par le volant, ma fille m’aide pour le manche d’avion. À six ans, découper le carton sans effort, le plier et ajouter des élastiques l’amuse comme une folle. Elle est même plus assidue qu’avec des Lego. Seul le ressort sera monté par moi et je n’ai quasiment jamais eu à intervenir. J’ai beaucoup aimé découvrir les mécaniques mises en œuvre et surtout les expliquer.

Il ne me reste que la commande de sous-marin et c’est Marc un ami qui vient m’aider tout en prenant l’apéro. Il faut admettre qu’à deux c’est tout aussi amusant et surtout moins fatigant. Le travail en parallèle succède à celui en série et rend la chose bien plus rapide et surtout agréable qu’en solo. Après plus de 5 heures, je peux enfin jouer… Pourquoi avoir attendu d’avoir tout monté ? Pour deux raisons simples, le désir totalement irrationnel et immature de vouloir tout fabriquer le plus vite possible et d’une seule traite. Deuxièmement, l’exploration du jeu en mode ouvert permet de passer d’un véhicule à l’autre !

Des courses, de l’exploration, des épreuves et de la peinture

Maintenant que j’ai tout fabriqué, je me lance dans le mode Jouer. Nintendo nous propose 6 jeux différents qui offrent des expériences ludiques très inégales.

Les Petites Voitures, affiche un petit circuit en 3D avec, comme le nom l’indique, de petits véhicules. Ici, il suffit d’utiliser la pédale d’accélération en carton pour faire avancer le véhicule. Les virages se font automatiquement, pour ne pas sortir du décor la gestion de la pression du pied sur la pédale est primordiale. Un principe simple, des graphismes simplistes et pourtant c’est fun. Je me suis amusé comme un petit fou, jusqu’à ce que je maîtrise parfaitement l’art du freinage. Après cela, l’ennui m’est rapidement venu. Le mode multijoueur pourrait relancer l’intérêt ! Qui refuserait une petite partie rapide pour le fun ? Il faut juste trouver un compagnon de jeu équipé du même Nintendo Labo et qu’il l’apporte chez vous. Cela réduit donc pas mal le champ des possibles.

Le jeu Circuit est très classique, il est censé mettre en avant les talents de pilotage avec en bonus l’usage de petites armes (bombe, coup de poing). C’est vraiment là que je découvre la précision du système. Certes, ce n’est pas un vrai volant en dur, mais l’accéléromètre des manettes rend plutôt bien les mouvements du volant. Dans les grandes vitesses, je me rends compte qu’un petit temps de latence est à maîtriser pour ne pas planter mon véhicule. Comme le premier jeu, une fois maîtrisées les subtilités de conduite, ce sous-MarioKart perd de son intérêt. Même réaction avec le jeu Rallye. Ce dernier est un peu plus fun en offrant de nombreux décors différents et des pistes plus aventureuses. Mais en dehors du fait d’utiliser les essuie-glaces via le les leviers du volant pour enlever la boue de l’écran, les sensations sont proches du jeu Circuit.

Studio peinture est une bonne surprise. Au départ j’étais dubitatif : utiliser la bombe de peinture en carton pour personnaliser mes véhicules… Et pourtant ! La voiture, avion ou sous-marin est affiché en 3D et le faire tourner dans tous les sens est un jeu d’enfant. Il m’est facile de zoomer pour travailler les détails et obtenir une belle voiture noire avec des bandes blanches. Ma fille a opté pour le rose et avec des bandes arc-en-ciel et Marc un beau jaune poussin et une tête de mort. Pour cette dernière, il a utilisé un pochon et la caméra du Joy-Con va le détecter pour appliquer l’image à l’écran. Plutôt bluffant et surtout fun, j’ai tendu mon poing avec le majeur ouvert pour apposer un message diplomatique à Marc suite à ma défaite dans le jeu mini voiture.

Le jeu Aventure est la grosse nouveauté avec l’apparition d’un monde ouvert qui se décompose en 8 zones « gigantesques » selon Nintendo. Nous sommes pourtant loin de la surface offerte par un GTA, mais je ne vais pas faire le difficile, c’est Nintendo et une Switch. Il y’a pourtant un concentré de contenu, avec des zones urbaines, désertiques, des mers, des plages, des montagnes et de beaux terrains boueux. Chaque zone comporte des missions aux niveaux différents pour éviter le piège d’un monde uniquement enfantin.

Par contre, ne rêvez pas, visuellement cela le reste même durant les combats. Car oui, les combats sont au rendez-vous, en lançant des missiles depuis son avion ou utiliser les armes intégrées à la voiture. Pour cela, il suffit d’utiliser les leviers du volant, faire tourner le bouton supérieur pour choisir son arme et valider en enclenchant le levier. Couper un arbre avec une scie géante, attraper des objets ou lancer des bombes, il y’a du choix. Je retire la clef de contact du volant, et l’insère dans le manche d’avion ou le module sous-marin pour changer de véhicule. Mon goût pour l’exploration est donc comblé et de nombreux mini-jeux et épreuves renforcent l’intérêt.


La partie sous-marine est vraiment joliment rendue, une douce poésie aquatique. Le module est rigolo deux minutes, je dois faire tourner des roues mécaniques pour orienter les hélices du sous-marin. Ludique, cela n’offre pas autant de sensation que le manche à balai ou le volant. Encore une fois, seul c’est amusant, mais cela l’est plus à deux, chacun son tour bien entendu.

Combat est le mode qui m’a le plus excité sur le papier. Mais du jeu mini voiture au mode combat, les accessoires en carton sont souvent obligatoires. Cela est très frustrant, car dans certains cas un Joy-Con de plus aurait suffi pour jouer à plusieurs. Cela est donc valable si vous avez des amis équipés ou alors à vous de les motiver à le faire… C’est vraiment ma plus grosse déception. Par contre, la compatibilité avec Mariokart est vraiment la bonne surprise. C’est plus drôle, plus fun et si je joue avec le volant, un ami lui utilisera le guidon de moto de mon premier kit Nintendo Labo pour m’affronter.

Découvrir

Le dernier mode proposé par le Nintendo Lab Joy-Con 03 se concentre sur la découverte. Ainsi, via de nombreux petits jeux, je suis éclairé sur la mécanique des objets, les systèmes de poulies, les élastiques, les engrenages… Mais également la technologie des accéléromètres ou la caméra infrarouge. Le pire c’est que c’est passionnant et expliqué très simplement.



Ma fille a été captivée, de petits jeux ou exercices l’aident à mieux appréhender des concepts complexes. Petit regret, l’absence de voix et toujours cette musique infernale. En tant qu’adulte, j’ai aussi appris des choses ou cela m’a simplement remémoré des connaissances profondément enfouies dans ma mémoire. Il y’a ici une approche transversale entre mécaniques, physique et technologie qui aide à rester captivé. Le support physique comme base aide à mieux appréhender les choses.

Il faut racheter un objet complet par kit

Une fois que j’ai terminé de faire le tour, il a la bonne idée de me proposer de créer, d’imaginer de nouveaux objets en carton. À noter un module qui vous apprend à réparer les pièces en cas d’accident de montage et surtout d’utilisation. Cela tourne beaucoup autour du scotch et oriente vers un site pour acheter de nouvelles planches en carton en cas de besoin. Comptez entre 4 et 35 euros en fonctions du lot de planche.

Raison de plus pour être soigneux, car il faut racheter un objet complet par kit, même si vous n’avez qu’une seule pièce à changer. Sinon, c’est aussi une façon de construire un second volant ou manche d’avion sans racheter la boîte complète.

Faut-il passer à la caisse ?

Le dimanche soir, je suis encore à explorer le monde ouvert en passant des airs aux profondeurs. Je me suis amusé à passer d’avion à voiture en plein vol pour atterrir sur un dirigeable, une tour. La phase de montage est amusante et surtout instructive malgré sa longueur. J’ai aimé la précision des accessoires, ce n’est pas parfait loin de là, mais suffi dans les petits jeux et surtout Mario Kart.

Bilan au bout d’une semaine

J’ai régulièrement sorti le volant pour jouer à Mario Kart et j’apprécie de ne pas être handicapé ni spécialement avantagé dans le jeu. J’ai surtout plus de sensation. Le monde ouvert est plaisant, mais je l’explore par petites sessions pour le plaisir de la balade et expérimenter de nouveaux outils. C’est typiquement le jeu vidéo dont on abuse au départ, mais qui ne sera pas totalement délaissé dans le temps.

Les mini jeux sont fun et rapides à lancer et, surtout, l’ouverture sera peut-être prolongée à d’autres titres. À 54,99 euros, cela fait certes cher du carton, mais n’est pas excessif par rapport à l’expérience proposée. Par contre, les objets prennent de la place et sont difficiles à ranger… Un jouet vidéo fun, qui loin de se limiter aux enfants offre un moment de partage avec ce talent unique qu’à Nintendo à captiver enfants et grand. . Entre adultes, c’est amusant à monter, à tester et surtout jouer. Une petite impression de retourner en enfance qui n’est pas désagréable, loin de là.

Vous pouvez retrouver le Nintendo Labo Kit Véhicules à la Fnac.

Source: Frandroid

Publié le

Comment utiliser les deux Joy-Con avec son smartphone Android

Une nouvelle application du Play Store permet de connecter une paire de Joy-Con à un appareil Android.

JoyCons

Pour jouer confortablement à certains jeux sur Android, rien de tel que de brancher une manette de jeu à son appareil et bénéficier de tous les apports d’un contrôleur physique. Malheureusement, les manettes comme celle de la Xbox ou de la PS4 ne sont pas pensées pour un usage nomade, et misent avant tout sur leur ergonomie, ce qui n’en fait pas des partenaires idéales en voyage avec un smartphone ou une tablette.

Avec la Switch, Nintendo a au contraire réfléchi à des contrôleurs calibrés pour l’utilisation avec une tablette. La mobilité de la Switch étant son argument massue sur le marché des jeux vidéo. Les deux manettes Joy-Con sont donc parfaites pour du jeu en nomade, et grâce à un développeur, il est maintenant possible de les utiliser sous Android.

Lien Youtube

Comment utiliser ses Joy-Cons sur Android ?

Les Joy-Con utilisent un profil Bluetooth standard, donc on a toujours pu appairer l’un des deux Joy-Con avec un appareil Android, mais jusqu’à présent on ne pouvait pas appairer les deux à la fois.

C’est ce que permet désormais l’application Joy-Con Enabler, développée par AnkitChowdhury, un membre connu du forum XDA-Developers. Elle nécessite un appareil rooté sous Android 4.1 minimum. L’application prend en charge le support natif des contrôleurs, ce qui veut dire qu’ils seront reconnus par la plupart des jeux sous Android, et permettront de naviguer dans le système sans utiliser l’écran tactile de l’appareil.

Télécharger gratuitement sur Google Play | Télécharger

Une fois l’application installée, il suffit de se laisser guider par les instructions disponibles dans l’application. Cela passera par une synchronisation Bluetooth entre l’appareil Android et les deux contrôleurs. Alliée aux nombreux émulateurs disponible sous Android, cette solution permettra de transformer n’importe quel appareil en véritable console portable.

Si votre appareil n’est pas rooté, il reste quelques possibilités avec un seul Joy-Con : il peut devenir une télécommande idéale pour une présentation, un diaporama de photos sous Android TV, ou encore pour naviguer parmi des films et des séries TV sur Netflix ou Plex.

À lire sur FrAndroid : Comment émuler de vieux jeux vidéo sur un smartphone ou une tablette Android ?

Source: Frandroid

Publié le

Nintendo Switch : le contrôle parental peut être facilement détourné

Pour déjouer le contrôle parental de la Nintendo Switch, il suffit de profiter de la partie portable de la machine.

La Nintendo Switch est sortie il y a une quinzaine de jours. La console hybride s’accompagne d’une application indispensable pour les familles, à savoir le contrôle parental. Cependant, il est possible de détourner les autorisations de façon très simple.

Passer outre le contrôle parental

L’application de contrôle parental pour la Nintendo Switch permet aux parents de surveiller l’activité et la durée de jeu de leurs enfants lorsqu’ils jouent à la dernière console de Nintendo. Cependant il est facile de passer outre cette surveillance. Pour cela, il suffit que la Switch soit hors-ligne, ce qui arrive si vous êtes en déplacement… En effet, le suivi s’arrête à ce moment-là.

Le côté nomade de la machine permet décidément de trouver un peu plus de liberté…

Gratuit sur l’App Store | Télécharger
Gratuit sur Google Play | Télécharger

À lire sur FrAndroid : Le test de la Nintendo Switch par Numerama

Source: Frandroid