Publié le

Test du Lego DC Comics Super Heroes Batmobile radiocommandée (76 112)

Résister à un set Lego Batman est déjà une gageure, surtout quand il s’agit de la Batmobile. Mais pensez au niveau de maîtrise nécessaire pour ne pas succomber à une Batmobile motorisée et connectée à iOS et Android. Passé l’effet « cool un Lego », nous allons donc apporter une dose de rationnel.

Fiche technique

  • Dimensions : 35,4 x 9,1 x 19.1 cm
  • Poids : 077. kg
  • Nombre de pièces : 321
  • Connectivité : Bluetooth
  • Moteur électrique : 1
  • Alimentation : 6 piles AAA
  • OS supporté : Android et iOS

Ce test a été réalisé à partir d’un set prêté par la marque

Concept et design

Alors que Warner a encore du mal à s’approprier l’univers DC Comics, Lego lui en fait une véritable manne. En jouant sur différents niveaux de lecture, le danois vise aussi bien les petits que les grands. Avec son DC Comics Super Heroes Batmobile Radiocommandée, il propose donc un kit conséquent de 321 pièces associé à un Batman et surtout un moteur électrique contrôlable via le Bluetooth. Il s’agit donc ici autant de s’amuser à construire un bel objet que d’un jouet radiocommandé.






Une fois construite, nous avons une Batmobile lourde, massive affichant de nombreuses protections. Nous sommes loin des modèles en longueur qu’évoque en général l’imaginaire populaire. Avec ses 4 lance-missiles, Batman dispose donc ici d’un véhicule au style affirmé. Toutefois, certains s’en détourneront justement pour cette raison. Pour les passionnés et les collectionneurs, la mini figurine Batman est une exclusivité inspirée du jeu vidéo Arkham Knight reconnaissable à l’habillage et surtout au casque gris.

L’assemblage

Même si la quantité ne fait pas tout, un beau set de 321 pièces fait toujours plaisir à voir. Certes, la quantité ne donne pas toujours un plus grand plaisir, mais chez Lego, cela est souvent bon signe. Le set se compose de 3 pochons numérotés, une petite boîte en carton qui contient la cape de Batman en tissu et un dernier regroupant les accessoires et décorations. Comptez, environ, 3h30 sans pause et sans se presser.





Nous n’avons rencontré aucune situation réellement complexe. Le montage est agréable, logique et nous avons apprécié la présence de pièces à l’avant et à l’arrière pensées pour amortir les chocs. Les 4 lance-projectiles à l’avant utilisent le petit système de catapulte habituel chez Lego. Le moteur nécessite 6 piles AAA, qu’il faudra acheter en même temps que la boîte. Il est relié au HUB Bluetooth via deux câbles plats. Lego a travaillé cet aspect, avec des briques « goulottes » pour passer proprement les câbles dans la voiture. La connexion se fait ensuite au dos du véhicule où une protection vient amortir les chocs et cacher les câbles.

Jouez avec ou sans apps

Une fois monté, le set Lego DC Comics Super Heroes Batman Batmobile radiocommandée est donc un objet massif et assez atypique dans l’univers du chevalier noir. Ceux qui accrocheront à son look de tank auront beaucoup de plaisir à l’exposer. Lego passe par une app générique Powered UP, qui réunit l’ensemble de ces sets connectés Bluetooth. Pour ce véhicule, le constructeur en propose deux. La première affiche une interface sur fond bleu permet de réaliser une rotation sur place, un déplacement sur les deux roues arrière (wheeling) et une marche arrière.





La seconde sur fond rouge propose un meilleur contrôle de la vitesse de déplacement, de lancer un demi-tour complet et de faire un tour à 270° avec un wheeling. Le contrôle manuel est précis, simple à appréhender après quelques minutes d’utilisation. Le jouet est rapide et permet de vraiment s’amuser. La conception très compacte et les différents amortisseurs de choc lui permettent de se cogner à un mur sans le voir exploser en pluie de briques. Inutile pourtant de tenter le diable, cela ne reste qu’un Lego, aussi solide soit-il. Déception, le son provient du smartphone et non du véhicule.

Le verdict

Design et concept

Lego sait encore une fois nous charmer avec le set et le concept connecté. Par contre, difficile de reconnaître une Batmobile avec ce design très massif. La figurine inspirée d’un jeu vidéo est un petit plus appréciable.

Apps

Les deux apps sont très proches, mais surtout au final un peu décevantes. En tant que télécommande, rien à redire, elles font le job. Ce sont les figures préprogrammées proposées qui sont bien trop peu nombreuses.

Jouer avec

En tant que jouet, il se révèle très amusant et solide pour un Lego. Toutefois, les fonctions connectées sont limitées et comme souvent il finira exposé sur une étagère, à condition bien sûr d’être réceptif à son charme.

Source: Frandroid

Publié le

Test de Reigns : Her Majesty, un jeu de rôle et de cartes addictif avec une pointe de féminisme

Dans Reigns : Her Majesty, on incarne une reine qui doit faire face à de multiples choix pour bien diriger son royaume, éviter de mourir et remplir diverses quêtes. Le tout en assumant le rôle d’une femme forte face au patriarcat. C’est un coup de cœur incontesté pour nous, et on vous explique pourquoi.

Le jeu mobile s’est beaucoup développé au cours des dernières années. Et au-delà de la sempiternelle opposition entre titres gratuits et payants, on peut se réjouir de voir une telle diversité de gameplay. Aujourd’hui, sur le Play Store, qu’ils soient difficiles ou à la portée de tous, on trouve des jeux MMORPG, clicker, d’aventures, de gestion, de logique, de combat et tellement d’autres genres dont je ne connais même pas le nom.

Et dans cette myriade de choix, on a forcément quelques coups de cœur. On mentionnera notamment l’adorable, poétique et reposant Monument Valley 2 qui a été désigné meilleur jeu mobile de l’année 2017. Mais aujourd’hui c’est une toute autre application qui nous intéresse et elle s’appelle Reigns : Her Majesty

La Reine est morte, vive la Reine !

Proposé par Devolver Digital, ce jeu est la suite spirituelle — et non canonique, l’histoire n’appartenant pas à la même diégèse  — du premier opus sobrement intitulé Reigns. Sauf que, contrairement à l’épisode précédent, le personnage qu’on incarne n’est pas un roi, mais une reine. Et cette simple nuance entraîne un important lot de changements dans l’expérience de jeu. Mais avant de nous attarder sur ce détail, revoyons rapidement le concept du jeu.

Vous êtes une monarque d’un pays sans nom et vous devez interagir avec la Cour, vos sujets et le roi, votre époux — mais il apparait vite évident que ce n’est pas lui, mais vous la vraie force politique de l’État. Toutes ces discussions se font par le biais de cartes et, à chaque fois, votre interlocuteur vous demande de faire un choix en swipant vers la gauche ou la droite, comme sur Tinder. Deux réponses sont alors possibles :

  • vous acceptez la requête de la personne, ce qui lui fait plaisir
  • ou, au contraire, vous refusez sa demande, ce qui provoque ou aggrave son mécontentement

On a d’ailleurs fait une petite vidéo pour vous montrer le concept du jeu :

Chaque décision ainsi faite a des conséquences plus ou moins lourdes sur l’Église, le peuple, l’armée et le budget. Ces quatre factions sont représentées par des jauges de satisfaction en haut de l’écran et vous devez toujours garder un œil dessus. Logiquement, si l’une des jauges tombe trop bas, vous mourrez, souvent victime d’un coup d’État. Mais la subtilité, c’est qu’il ne faut pas non plus que la moindre jauge atteigne son maximum. Par exemple, si la jauge de l’Église est au summum, elle a plus de pouvoir que vous et c’est également game over.



L’un des buts du jeu est également de mourir de toutes les manières possibles

 

Or, si telle décision peut plaire à l’armée, elle pourrait avoir un impact néfaste sur le peuple et le budget. Vous devrez user de tout votre art de la diplomatie pour trouver le bon équilibre et garder votre tête couronnée sur les épaules. Faire de la politique quoi.

Quand une reine meurt, une autre vient prendre sa place et le cours de l’Histoire (avec un grand H) se poursuit jusqu’à la mort de celle-ci et ainsi de suite. À chaque fois, vous aurez des objectifs à remplir pour débloquer davantage de personnages et, par conséquent, plus d’interactions différentes.

Quelques ajouts bien pensés

Jusqu’ici, les mécanismes de jeu sont identiques à Reigns, premier du nom. Mais quelques ajouts bienvenus font leur apparition. En effet tout au long du jeu, on dispose d’un inventaire d’objet, en bas de l’écran, que l’on peut utiliser sur les personnages pour les faire réagir d’une manière ou d’une autre. Par exemple, j’ai diffusé mon parfum sur la disciple d’une religion païenne ainsi que sur le chasseur du roi ou encore l’explorateur et cela m’a permis de développer une relation plus qu’amicale avec ces derniers — *clin d’œil appuyé* — et donc d’explorer d’autres intrigues.



Sur l’image de droite, j’ai pu discuter avec le chat grâce à un objet placé dans mon inventaire

D’autres objets viennent remplir votre besace et, donc, toujours plus diversifier le gameplay. Sachez par ailleurs que les items et personnages débloqués par une reine le restent pour ses successeures (eh ouais, j’utilise le mot féminin). Petit à petit, on se rend compte que pour réussir les missions assignées par le jeu, il faut deviner le bon enchaînement de réponses et savoir utiliser tel ou tel objet au bon moment. Par ailleurs, une petite touche de fantaisie pimente un peu le jeu avec sorcières et pouvoirs magiques, sans oublier la dose de complexité ajoutée par les signes astrologiques. Mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir.

Sachez aussi que le jeu est sensiblement plus difficile que le premier Reigns.

Une petite dose de féminisme très appréciable

En plus d’être extrêmement divertissant, Reigns : Her Majesty se permet aussi quelques bonnes touches d’humour qui font toujours plaisir et, surtout, quelques piques féministes bien senties. Il faut en effet rappeler que l’intrigue a lieu dans un univers médiéval qui n’est pas forcément le plus bienveillant envers les femmes.

Or, vous incarnez justement une femme, et forte qui plus est. Personnellement, j’ai pris un malin plaisir à aller à l’encontre de l’idéologie machiste prônée par l’Église dans ce jeu, surtout quand celle-ci me demandait d’opter pour un accoutrement plus chaste, ou me faisait comprendre que l’ironie ne seyait guère à une dame.

La magicienne semble être une féministe convaincue

Le féminisme n’est jamais vraiment mis en avant dans ce jeu, mais il est toujours présent, en trame de fond, et fait partie intégrante de Reigns : Her Majesty. Il est vraiment plaisant de voir un titre à l’apparence simpliste offrir diverses grilles de lecture. On ressent ainsi une vraie petite satisfaction quand, à un moment dans le jeu, la reine obtient une place pérenne au sein du Conseil royal.

Reigns : Her Majesty mérite vraiment qu’on lui prête attention, ne serait-ce que pour son efficacité à faire passer rapidement et agréablement les plus longs trajets en transport en commun. Disponible sur Android et iOS, le jeu coûte 3,09 sur le Play Store et 3,49 euros sur l’App Store. Je vous le recommande vivement.

Et vive la reine.



Reigns: Her Majesty



DevolverDigital

3,49 € sur l’App Store | Télécharger
Télécharger pour 3,09 € sur Google Play | Télécharger

Galerie d’images












À lire sur FrAndroid : Les meilleurs jeux Android gratuits et payants du mois de novembre 2017

Notre avis

Source: Frandroid